Garder le contact avec sa base

Publié le 29/10/2010 à 00:00, mis à jour le 29/10/2010 à 10:10

Garder le contact avec sa base

Publié le 29/10/2010 à 00:00, mis à jour le 29/10/2010 à 10:10

Par Suzanne Dansereau

Surdirigés et sous-gérés (p. 24)

J'ai observé John Cleghorn, pdg de la Banque Royale du Canada, réputé au sein de son entreprise comme un type qui, en route pour l'aéroport, appelle au bureau pour signaler qu'un guichet automatique est en panne. Cette banque compte des milliers de guichets. John fait-il de la microgestion ? Veut-il donner l'exemple pour que d'autres gardent l'oeil ouvert ? En fait, nous devrions nous inquiéter davantage des personnes qui pratiquent le " macroleadership ". Ces individus, qui occupent des postes de direction, essaient de gérer à distance. Ils sont déconnectés de tout, sauf de la " vue d'ensemble ". De nos jours, les gens croient qu'ils sont " surgérés " et sous-dirigés. Je pense au contraire que nous sommes " surdirigés " et " sous-gérés ".

Konosuke Matsushita, le fondateur de la société éponyme, affirmait : "Mon travail, ce sont les grandes et les petites choses. Les tâches intermédiaires peuvent être déléguées. " En d'autres mots, le leader ne peut confier à d'autres les activités relevant de la gestion. Au lieu d'établir une distinction entre gestionnaires et leaders, nous devrions considérer les gestionnaires comme des leaders et le leadership comme le synonyme d'une saine gestion.

Garder l'équilibre sous la pression (p. 225)

Comment le gestionnaire peut-il garder son équilibre lorsqu'il est constamment soumis à des pressions qui le tiraillent dans toutes les directions ? [...] Les nuances, autant que l'esprit de décision, font partie intégrante de la gestion. Comme Paul Hirsch avait l'habitude de le dire aux nouveaux du programme de MBA de l'Université Northwestern : " Bienvenue au royaume du terme erroné ! " Dans le même ordre d'idées, voici quelques mots de Charles Handy, tirés de son ouvrage The Age of Paradox : Le paradoxe est à mon avis inévitable, endémique et perpétuel. Nous pouvons et devons réduire les contradictions, minimiser les incompatibilités, comprendre le casse-tête des paradoxes, mais nous ne pouvons ni les faire disparaître, ni les résoudre entièrement, ni y échapper. Ils sont comme le temps : il faut nous en accommoder, atténuer leurs pires aspects, apprécier leurs bons côtés et nous en servir comme indicateurs pour aller de l'avant.

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