Un soutien aux biocarburants "malavisé" selon l'Institut économique de Montréal

Publié le 29/05/2008 à 12:30

Un soutien aux biocarburants "malavisé" selon l'Institut économique de Montréal

Publié le 29/05/2008 à 12:30

Par lesaffaires.com
Au lendemain de l'adoption du projet de loi C-33 sur les biocarburants, l'Institut économique de Montréal publie une étude qui qualifie de «malavisées» les politiques de soutien aux biocarburants. Concernant la crise alimentaire mondiale, l'étude soutient que «le quatrième suspect sur la scène du crime est le programme incroyablement malavisé d'éthanol et d'autres biocarburants aux États-Unis (et au Canada)». L'auteur de l'étude affirmerait que «le démantèlement du protectionnisme et l'augmentation de l'offre permettraient de compenser la hausse des prix des carburants et des engrais et d'atténuer les effets des politiques malavisées de soutien aux biocarburants. Cette réforme répondrait à l'accroissement de la demande de nourriture des pays émergents». Elle soutient aussi qu'«une quantité telle de carburant traditionnel est utilisée dans la production d'éthanol qu'il existe des doutes à savoir s'il réduit réellement les émissions de carbone et même s'il mène à la création nette d'énergie». S'il est accepté par le Sénat, le projet de loi conservateur adopté hier à la Chambre des communes exigera «une teneur en carburant renouvelable de 5% dans l'essence d'ici 2010 et de 2% dans le carburant diesel et le mazout d'ici 2012». Les conservateurs avaient présenté ce projet sur les carburants renouvelables en 2006 «afin de créer de nouveaux débouchés pour nos agriculteurs tout en garantissant de l'air pur et propre pour les générations futures», soutien le communiqué émis par le gouvernement. Le projet de loi a été appuyé par le parti Libéral du Canada et rejeté par le NPD et le bloc. «C'est malheureux que le NPD et le Bloc aient voté contre ce projet, qui avantage nos agriculteurs et notre environnement», a affirmé Gerry Ritz, ministre de l'Agriculture. Le ministre de l'Environnement, John Baird, soutient que «la réduction des émissions de gaz à effet de serre équivaudra au retrait d'un million de voitures de nos routes». Le gouvernement soutient que «cette stratégie canadienne sur les carburants renouvelables fait partie du projet équilibré qui réduira les émissions de gaz de serre de 20% d'ici 2020». Le plus grand producteur d'éthanol au Canada salue le geste «La Chambre des communes a fait preuve de leadership et de vision en votant en faveur d'un projet de loi sur les biocarburants qui contribuera à réduire les prix à la pompe de même que les gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique», a déclaré par voie de communiqué Bob Gallant, président et chef de la direction d'Ethanol GreenField. Les usines d'éthanol de GreenField sont situées à Chatham et à Tiverton en Ontario, et à Varennes au Québec. Elles produisent au total 370 millions de litres d'éthanol par année. L'entreprise en serait aux étapes finales de la construction d'une usine d'une capacité de 200 millions de litres à Johnstown en Ontario, qui créerait 50 emplois permanents et plus de 200 emplois en construction. Selon l'entreprise, cette nouvelle usine fournira aux agriculteurs un nouveau marché pour leur surplus de maïs (20 millions de boisseaux par année). Dans un communiqué, l'entreprise soutient qu'une fois «adopté par le Sénat, le projet de loi C-33 assurerait ce marché à l'éthanol dans l'avenir». Pour aller plus loin : http://www.ecoaction.gc.ca/ http://www.iedm.org/main/show_publications_fr.php?publications_id=223 http://www.greenfieldethanol.com/

À la une

Bourse: records en clôture pour Nasdaq et S&P 500, Nvidia première capitalisation mondiale

Mis à jour le 18/06/2024 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. Les titres de l’énergie contribuent à faire grimper le TSX.

Stellantis rappelle près de 1,2 million de véhicules aux États-Unis et au Canada

Environ 126 500 véhicules au Canada sont concernés par le rappel.

Le régulateur bancaire fédéral maintient la réserve de stabilité intérieure à 3,5%

L’endettement des ménages reste une préoccupation pour le Bureau du surintendant des institutions financières.